Coworking… Ce terme anglais fait référence à des bureaux partagés, mais aussi à des communautés de travailleurs qui s’y réunissent pour travailler. Cette formule évolue au fil des années. Les acteurs du coworking y voient un bon moyen de bénéficier de l’énergie et des synergies de ces nouveaux espaces de travail.

Le coworking, un marché progressif au fil des années

La tendance la plus récente qui a présenté l’indice du coworking en 2019 est que le marché est en plein essor. Le premier espace de coworking est apparu en 2008 à Paris. À ce moment-là, 600 espaces ont investi le territoire français en 2017.

L’année 2020, plus de 1 700 espaces ont été recensés, il est à noter que ce chiffre a triplé depuis 2017. Selon certains acteurs de l’immobilier, ce marché ne sera jamais saturé, car il se substitue parfaitement au bureau traditionnel. La raison est simple : dans ce nouvel univers digital, les entreprises demandent de plus en plus de simplicité et de flexibilité. C’est pourquoi elles se tournent vers le coworking, qui y répond en leur proposant des milieux collaboratifs favorables à leur développement.

Aujourd’hui, le marché du coworking représente 2 à 3 % du marché du bureau.

Une grande variété des occupants des espaces de coworking

Autrefois, lorsque ces espaces partagés ont fait leur apparition dans la capitale, leur but était de viser principalement les start-up, les petites entreprises et les travailleurs indépendants. Il est vrai que 50 % des occupants résultent de ces profils et le reste provient des entreprises moyennes en quête de flexibilité, mais également des grandes sociétés désireuses d’externaliser certaines missions. Ces études ont montré que les attentes des utilisateurs se concentrent sur les enjeux suivants :

  • Une installation efficace et rapide telle que Plug’n work ;
  • Des espaces évolutifs ;
  • Une maîtrise des coûts ;
  • Une flexibilité concernant les durées d’engagement ;
  • Une adaptabilité en termes de croissance des équipes ;
  • Un système informatique sécurisé.

Paris au cœur de ce mouvement, mais l’Ouest parisien n’est pas en reste

La demande se fait plus pressante passant de 40 000 m² en 2016 à 90 000 m² en 2017 et à 100 000 m² en 2018 selon l’étude menée par Knight Frank. Cette hausse progressive des volumes découle de l’augmentation de l’effectif des transactions, mais elle est également le fruit d’un accroissement de la taille moyenne des mouvements de 1 500 m² en 2015 à 4 000, 5 000, voire 10 000 m², pour cette année en cours.

Le coworking à paris centralise environ 71% des surfaces louées par les acteurs du coworking depuis 2015 en Île-de-France dont la majeure partie est à hauteur de 39 % dans le QCA (Quartier Central des Affaires). Le quartier Seine Rive Gauche qui renferme la station F fourmille regorge aussi d’espaces de coworking. Le quartier de la Défense est également sur la liste. La Défense et le Croissant Ouest (Neuilly, Boulogne, Levallois…) profitent de cet essor de la demande avec 24% des surfaces qui sont louées.

Les grandes métropoles et les villes ont également suivi le mouvement

La progression de la demande de l’immobilier d’entreprise dans les métropoles régionales pousse les entreprises à miser sur de nouvelles manières de travailler pour inciter et garder les talents dans les sites dépourvus de transport urbain, mais qui proposent un concept « afterwork » en même temps. Morning Coworking met, par exemple, des bureaux sur-mesure à la portée des utilisateurs dans le Paris Centre, Paris Ouest, Paris Nord-Est et Paris Sud.

Nombreux et variés sont les acteurs du marché du coworking qui investissent principalement sur Paris, l’Île-de-France et les grandes agglomérations où sont implantées les start-ups, les entreprises, etc. Malheureusement dans les villes moyennes où le marché immobilier peine à croître, peu d’espaces de coworking y ouvrent leur porte.